8 juin 2010

Les 10 mots de la Langue Française 2010

TEMPORALITÉ

LE TEMPS dans sa permanence, sa cadence, sa flexibilité, son verbe ; celui que l’on prend pour soi, pour les autres ; le temps « mobile », sidéral, solaire, universel ! Conjuguer le temps à tous les temps.

Les saisons traversent le règne minéral, végétal, animal, humain. Pendant que la terre tourne autour du soleil, l’Esprit, ce « baladeur » en perpétuel questionnement, nous invite à dépasser le temps. Notre réflexion se porte sur la durée des choses, des êtres.

Un « cheval de Troie » la bactérie courant sur le corps humain ? laquelle, augmente «crescendo » avec le temps …

Doit-on « s’escagasser » de toutes ces cellules dangereuses, miraculeuses, dont nous ne mesurons pas le champ ?

Par quel « remue-méninges » trouver le temps d’inventer les mots du cœur, du partage, de l’amour, de l’action ?

Lequel « mentor » saura nous guider vers le savoir-faire, le savoir être, la réussite ? s’apprennent-ils les temps du dialogue, de la confiance, de la fidélité ?

Peut-on « zapper » indéfiniment sur les temps de la déconvenue ? des « galères » ? de la maladie ? de la guerre ?

Notre temps dans l’immuabilité des générations. Comment appréhender cette distance qui nous sépare de nos aïeux, de nos enfants ?

Existe-t-il ce temps de l’Éternité ? dans ses « variantes » ? ses limites ? ses excès ? ses espoirs ? sa grandeur ?

Est-il dépassé le temps de l’écoute ? celui de l’ouverture, de l’aventure ? le temps de la contemplation, de la méditation, de la révélation ? le temps du silence, celui de la prière ; le temps de dire oui, celui de dire non ; le temps de rire, de chanter, d’aimer, de pleurer ; le temps du souvenir et celui de partir…

Marie-France Moriaux - Les « dix mots 2010 », semaine de la Langue Française


LES BALLADES

GLORIA

Si vous saviez combien est savoureux
Son abri sûr, humble sa majesté !
Nos pas pesants, Il porte, vigoureux,
L’harmonie œuvre en sa divinité ...
Le séraphin nous montre l’unité !
Trésor vital : l’espérance, l’on prie
Le corps courbé forge l’âme amoindrie
A ton appel, lorsque gronde l’orage,
Je me relève et vers toi je m’écrie :
Ô Créateur ! Gloire à ton bel ouvrage !

Au point du jour, parade un ciel pleureux
La brume blanche où fuit l’obscurité,
Un voile noir soumet le sol ocreux
L’afflux d’eau vive a son utilité ...
L’encens de l’aube est virtualité !
L’or des moissons trône sur la prairie
Ses reflets roux peuplent ma rêverie,
L’odeur des foins coiffe le pâturage
L’âne, d’un trot, sort de la bergerie…
Ô Créateur ! Gloire à ton bel ouvrage !

Gorgé d’orgueil, l’edelweiss vaporeux
Rejoint l’éden des fleurs d’éternité …
La vie insuffle un charme sulfureux
De quel regard, suivre l’humilité ?
Tracer sa route, atteindre l’équité ?
Offrir à tous : force, accueil, confrérie,
L’espoir, soutien, amour sans tromperie …
La main vers l’autre, armons-nous de courage,
L’hymne d’un chant sacre l’allégorie :
Ô Créateur ! Gloire à ton bel ouvrage !

Envoi

Seigneur Jésus ! Mère Vierge Marie !
Votre parole en ma bouche fleurie
D’une louange avive mon suffrage,
Coule ma foi, que je pleure, je rie …
Ô Créateur ! Gloire à ton bel ouvrage !

« Grande Ballade : décasyllabes (4/6) soit :
- trois strophes de 10 vers + envoi de 5 vers,
- sur 4 rimes ; forme : ABABBCCDCD x 3 + CCDCD »

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SYMPHONIE Ô Combien FANTASTIQUE !

Hommage à Hector Berlioz

Dans le silence évocateur
D’une montagne bucolique
Rêvait un grand compositeur ;
Au clair de lune pathétique
Pour Virgile, naîtra, lyrique
Sa divine partition …
La pure poésie épique !
Romantisme, exaltation ?

Génie au souffle créateur
D’un éclat de rire extatique
L’amour lui sied, révélateur ;
Voici l’ouverture mystique
D’un songe, une nuit sabbatique ;
Au temple de la passion …
Souffre l’enfer, l’énigmatique !
Romantisme, exaltation ?

Virtuose, l’orchestrateur,
Dans son andante liturgique
Du Christ, sera l’illustrateur ;
Le Requiem mélancolique …
Pour l’auditoire, une supplique ?
Grandiose Damnation …
Cette ballade dramatique !
Romantisme, exaltation !

Envoi

Ô Prince ailé de la musique !
Dans une ultime vision …
Soupire une harpe magique !
Romantisme, exaltation !

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BALLADE DES ÊTRES CHERS

Mon âme attend pour te saisir
Ô cher Papa le temps me presse !
Tu viens souvent pour me chérir
Céleste joie enchanteresse !
Tu me redis avec sagesse
Que le chemin n’est jamais loin !
Pour tout aimer avec tendresse
Garde mon cœur et prends ma main !

Sœur bien-aimée Ô doux soupir !
J’entends ta voix, est-ce caresse ?
Tendre conseil pour me guérir
Quand le désir devient prouesse ?
Vivre d’amour et sans faiblesse
Sont tes seuls mots en ce matin
Mémoire vive ou droit d’aînesse ?
Garde mon cœur et prends ma main !

Daniel ta vie était plaisir !
Quand défilaient avec adresse
Les kilomètres sans férir !
La route était ta forteresse
Tu conduisais tout en finesse !
Guidé vers un pays lointain
Il t’emporta, grande tristesse !
Garde mon cœur et prends ma main !

Envoi

Seigneur Jésus belle promesse !
Les êtres chers en ce refrain…
Chantent toujours dans l’allégresse
Garde mon cœur et prends ma main !

11 octobre 2003

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POĖME DU PRINTEMPS



CLARTÉ MATINALE

L’éclipse de rosée a suspendu le soir,
La fougue de la pluie insuffle la lumière
L’aube, déjà s’avance, il ne faut point surseoir.
Des grappes de raisin trônent sur le dressoir
S’exaltent les senteurs de la rose trémière.

S’envole une arabesque, intime mouvement,
Plane un parfum d’agrume au goût de friandise
L’égrenage d’amour est pur ravissement ;
La tresse de l’arôme, un entrebâillement,
Les rayons du soleil boivent ma gourmandise.

Des astres radieux pavent l’immensité,
Sur les corsets de buis, un oiseau batifole
L’hirondelle gazouille, ivre d’éternité ;
Les frisons de l’euphorbe absorbent l’unité,
La brise, d’un ressac, surgit sur l’herbe folle.

Le cortège du temps a celé sa douleur...
Le vieux mur se lézarde, accueille la glycine ;
Dans le sabot de bois, se blottit une fleur ;
Un souvenir s’approche, efface ma pâleur ;
Dans le jardin touffu, s’ouvre la capucine.

La primevère pose à l’angle du verger ;
Anémone et jacinthe ont le corps en dentelle ;
Le chèvrefeuille épouse un bulbe passager ;
En nappes, le sureau, peuple le potager ;
La pervenche rayonne, avive l’immortelle.

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29 mai 2010

PENTECÔTE


Contemplation

L’âme se greffe aux lueurs de la source bienheureuse.
L’intime goûte au repos du souffle de l’Esprit Saint.
Les oiseaux de l’Univers vibrent dans l’infinitude.

Comment rendre grâce à Dieu, s’instruire de sa grandeur ?
Quelle harpe jouera mieux que celle qui me fait face ?
Harmonieux réceptacle, où rejoindre tes hauteurs ?

Jaillit la Création en d’ineffables prémices …
Seul m’appartient cet instant qu’il te plaît d’unir à moi.
L’imperceptible paraît, s’ouvre mon cœur aux délices !

23 mai 2010 (Le Verneil)

17 mai 2010

PROSE POÉTIQUE


LE CHEMIN LE PLUS COURT

« Quel est le chemin le plus long d’un point à un autre ? » [Jean Tardieu. Un mot pour un autre.]

Lutiner l’arbre nu. Soif des parfums d’ailleurs, d’arômes chiffonnés… se fripe le feuillage où le petit oiseau griffe une feuille morte. Sur son flambant plumage, une onde rougeoyante a duveté sa gorge.

Eclair entraperçu… la fugitive lune allume son regard, illustre clair de terre où sombre une lueur ; en son masque cendré : capteur, grandeur captée ? Un faisceau de lumière éperonne son champ ; virtuelle verdeur, son contour s’effiloche… une écharpe étoilée éclaire les nuages.

Clic-clac. Photo : l’azur, l’espace et les oiseaux. Soupirs autour de l’arbre où s’attriste le vent. Compatible univers ? La brindille légère accueille le moineau. L’hirondelle se pâme. Illusion d’optique ? Apparence ou reflets ? Chuchotis de velours sur l’ombre confidente.

Insolite poème, un cortège t’éclipse … envol et mouvements ; le frivole cachet d’une plume d’argent.

Désirer conquérir ce qui vous fuit dès lors ? Le chapeau du couchant décline à l’horizon. Rideau. Théâtre ! Vie au premier jour terrestre … en son génome humain ? Chromosome ? ADN ? Quel végétal se lie à la source pérenne ?

Jean Tardieu le dirait : « Ce que parler veut dire… oh ! Quel patois ? Méprise ! Idylle ? Les amants que le métro sépare ? Il y avait foule au … Eh ! Finissez vos phrases ! »

Le poème à jouer chante t’il l’ABC au-delà de tout sens ? Les ailes de l’esprit forment la mise en scène : humour et poésie, écriture, musique… Un art à transformer, à peindre, à nuancer, dans le miroir des mots, de leurs sonorités. La vision magique où la pièce de chambre est langage du rire, un succès fou, caché ?

La comédie heureuse attire la jeunesse et tous les amoureux des « dix mots du Printemps. »

(Prose poétique en hommage à Jean Tardieu – Les 10 mots)


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LES PENSÉES DU JOUR

EN CŒUR A CŒUR AVEC L’AMI(E)

Dieu nous visite t’il, en l’oiseau, chaque matin ?
Dieu nous parle t’il, en ce bébé qui babille ?
De la Source jaillit la Joie en l’Unité.


Le rieur de l’instant est-il un jour sérieux ?
Écoutai-je toujours l’ami(e) en confidence ?
Les reflets de l’obscur éclaircissent ma vue.


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JOYEUSES PENSÉES

L’or radieux d’une présence illumine les genêts.
Fleur rieuse, ton sourire poudroie, angélique, nos yeux.
Fulgurance d’amour, la lumière éclaire nos visages.
Plénitude, la ritournelle de l’oiseau sous les cieux.
Sérénité, cette promenade avec l’ami(e) au bord du lac.
Contemplation, l’eau ridée, ondule, offerte au rivage.
Bonheur fou, la joie en l’éclat de ce jour : unique !


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SOURIRES D'UN ENFANT

Sur le sentier de l’écriture
à tire d’aile du Verneil …
un ange frappe à la porte.


Lorsque le ciel nous brûle, un écrin de verdure délie la flamme où se tait l’heureux jour. Froidure matinale, après la brève aurore, une onde lumineuse effeuille la nature. Un signe ? Ta joie éclipse le mystère de monter tout là-haut ... où rayonne la terre. Le sentier fut-il étroit, ton âme le savoure. Bienfaits de tes ancêtres.

Précieuse lumière. Immuables senteurs des chênes séculaires amoindris par le temps. Tu découvres la sève sur les arbres en éveil. Les tapis de mousse se gravent sur ta main. Pesanteurs du bonheur. Malgré les années, tu restes l’enfant que tu fus naguère. Tu te réjouis devant tant de merveilles.

Voici que l’on frappe à la porte. Le petit ange est là. Bouclée et rayonnante, Justine entre. Ses yeux sont sertis d’étoiles. Sa chevelure chatoie comme les blés d’or. Son sourire irradie tel un soleil. Sa voix coule comme le miel. Elle étreint contre son cœur les bons grains de la terre. Temps suspendu. Douceur et tendresse, la messagère de l’offrande nous ravit.

Accents de plénitude. Virgules d’instants bénis. Source d’émerveillement, les sourires d’un enfant.
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Havre propice au cycle, en sa légèreté,
Douceur d’une présence, une haleine joyeuse,
L’amoureuse harmonie; étreinte fugitive,
Abandon, désaveu. Ciel ! L’âme entre deux eaux.


SOMMEIL

Le ressac vagissant d’un saphir de lumière
Mire un faisceau d’embruns sur la vague gris bleu
Le vent d’une rafale a propulsé la voile
Le mat claque, rugit. Forts remous des brisants,
La nuit étend sa main sur l’écume puissante
Le sable fin, la plage, un feu de bivouac,
Conscience éveillée. Aurore ! Le miroir
Suave de l’éveil, inaccessible hauteur
Des rêves refermés. Aux rivages du temps
D’invisibles frissons parcourent le sommeil,
Prémisse cérébrale ? Ô trace énigmatique !
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