Que la cathédrale du désir, dans sa dimension sacrée,
insuffle chaque instrument, des voix de la sensualité…
Ce poème étant composé de 45 vers,
lisez une première strophe aujourd'hui
et la(les) suivante(s) un jour prochain...
Enlacée au poème éclaboussant mon cœur,
La harpe de ton souffle exhale comme flûte
vibrant à l’unisson de nos cordes jumelles ;
Voici que ma voix glisse en la tienne, amoureuse,
Les rires du violon frémissent de ma joie
tandis que ton regard se fait douce caresse ;
La chaleur de nos mains dénoue un chant secret
tels des baisers d’aurore aux flambeaux de lumière
déployant sur notre être un afflux de désir.
La pulpe de ta bouche effleure gorge, nuque,
et sa pluie étoilée, incandescente braise,
embrase mes cheveux, cascade sous tes lèvres ;
Ma robe se défait comme une mousseline
dont le pinceau soyeux s’envole, évanescent
puis se fond dans tes bras, langueur inattendue ;
Les pétales secrets de la première étreinte
sont l’exquise saveur des parfums de l’émoi
et le corps des amants s’enivre de la source.
Les sons de la cithare, ondes claires légères
soupirent sur le plectre, avant même de naître,
L’archet de notre cœur frissonne entre les notes ;
Le fruit mûr de ta bouche est un éclat de lune,
Tes yeux, lacs de saphir, contemplent mon visage,
Tu le retiens, captif, clarté qui me transperce ;
La pulpe de tes doigts m’aspire tout entière
pulsant dans chaque veine où brillent des soleils ;
Déjà, le clair de nuit s’ourle de lait d’argent.
Sur les draps du plaisir, se froissent mes dentelles,
corsetant de rubans ma vallée assoiffée ;
Mon poème fleurit sur la peau du silence ;
Nous voilant du satin de la félicité,
L’arpège de nos cris résonne, libéré !
Le bonheur se déverse en songes dénudés ;
Les ciels teintés d’espoir luisent dans nos prunelles,
La rose de l’extase épouse nos prénoms !
La dimension sacrée, à l’aube, nous respire.
Les bouquets de la grâce couronnent les encens
de la voûte céleste où l’orgue se suspend ;
Les ailes de l’Éden ruissellent sur nos âmes !
Dans les jardins du monde, un refrain se déploie ;
L’octave monte encor, puissante et lumineuse,
sublimant l’intervalle entrouvrant les délices ;
L’éventail de l’instant devient la cathédrale
d’un cantique muet coulant du firmament ;
Des luths de l’éternel, jaillit l’accord suprême.




















































