9 mars 2014

SUPPLIQUE




L’heure se languit telle une mort lente ;
Le bras du chagrin saisit ta main froide
Lorsque le néant cèle ton fardeau ;
Les cris muets de ton corps brisé
Se gravent dans l’infinitude. 
 
Le battement des machines s’est tu ;
La douleur triomphe au creux du silence
Je t’appelle mais tu ne réponds pas ;
Tes beaux yeux, mère, ont devancé l’aube
Traversant le voile en secret.
 
Un fleuve d’amour coule de ton âme ;
L’œil blanc du linceul pénètre ma vue
Et ta face luit d’un bonheur sans fin ;
Une supplique alourdit mes pas ;
Dehors, l’oiseau chante sa joie.

25 janvier 2014
 
 

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