La harpe de ton souffle exhale comme flûte
vibrant à l’unisson de nos cordes jumelles ;
Voici que ma voix glisse en la tienne, amoureuse,
Les rires du violon frémissent de ma joie
tandis que ton regard se fait douce caresse ;
La chaleur de nos mains dénoue un chant secret
tels des baisers d’aurore aux flambeaux de lumière
déployant sur notre être un afflux de désir.
Les sons de la cithare, ondes claires légères
soupirent sur le plectre, avant même de naître,
L’archet de notre cœur frissonne entre les notes ;
Le fruit mûr de ta bouche est un éclat de lune,
Tes yeux, lacs de saphir, contemplent mon visage,
Tu le retiens, captif, clarté qui me transperce ;
La vague de tes doigts m’aspire tout entière
pulsant dans chaque veine où brillent des soleils ;
Déjà, le clair de nuit s’ourle de lait d’argent.
Les bouquets de la grâce couronnent les encens
de la voûte céleste où l’orgue se suspend ;
Les ailes de l’Éden ruissellent sur nos âmes !
Dans les jardins du monde, un refrain se déploie ;
L’octave monte encor, puissante et lumineuse,
sublimant l’intervalle entrouvrant les délices ;
L’éventail de l’instant devient la cathédrale
d’un cantique muet coulant du firmament ;
Des luths de l’éternel, jaillit l’accord suprême.




































